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Reportage, documentaire, fiction, clip vidéo, j'ai touché à tous ces genres audiovisuels. Je travaille à la mise en ligne de l'intégralité de mes "objets filmiques" avec des liens hyper-textes. La toile n'est-elle pas aussi un sanctuaire à images? Les archéologues du futur chercheront l'histoire sur le réseau. Ma démarche dans ce domaine s'inscrit dans la continuité de l'art pariétal. Peintre du réel qui accroche ses toiles mouvantes dans le réseau. Le documentaire? Caresser le réel avec la délicatesse de la toile d'araignée au vent. Attraper du brouillard avec un filet à papillon. Engagement total du corps dans une danse à l'intérieur de l'espace filmé. Recherche de la grâce, la beauté, l'ineffable. La position du "filmeur" doit disparaitre de l'espace où se déroule l'événement. On filme toujours le réel ; même sur fond vert ; sur le papier et dans nos têtes. Fuir alors la brutalité imposée par l'industrie cinématographique dans "les opérations imageantes". Mettre la pensée du regardant en mouvement. Exploser l'idée reçue produite par l'apparition de la croyance dans l'image. La fiction? L'âme aristocratique. Transfiguration du réel. Ascèse du cinéaste, philosophie de la nécessité du devenir à mille lieux de l'instinct du commerce. Combattre le consumérisme. Produit? Quelle horreur, tout juste du vent qui perd son souffle. Peut-être, enfin, le surhomme? Assurer plutôt l'homéostasie de l'objet filmique, ne pas rechercher l'adhésion plébéienne. L'improvisation visuelle? Avec Thierry Gomar j'ai recherché une écriture qui met en synergie l'image et le son. Nous avons créé des couples de narration comme dans un alphabet "image-musique ou de musique-image" pour des récits contemporains. Des formes nouvelles de narration prennent vie. Documentaire en temps réel, improvisation d'œuvre sonore et visuelle. Une des finalités de ce travail est la création d'une librairie interactive et communautaire d'échantillons de plans vidéo. Conserver l'énigme, le doute, la peur, l'effroi et surtout, la joie.